Définir la peur

  • 19 juin 2024

La peur : une émotion universelle

A celle que l’on fuie, celle qui nous fait froid dans le dos, celle qu’on nomme LA PEUR. A cette émotion si terrifiante et tabou qu’est LA PEUR... Venons mettre les mots dessus afin de la rendre palpable.

Podcast - J'peux Pas J'ai Lune

Podcast J'peux Pas J'ai Lune – épisode 11

Alors qu’est-ce que la peur ou plutôt qu’est-ce que sont LES peurs. Car en effet, il n’y en a pas une mais plusieurs sortes de peurs. Nous allons y revenir. Mais avant ça prenons le temps de la définir de façon globale : la peur est une émotion normale présente dans le règne humain et animal. Elle fait partie des 4 émotions de base (il y a en fait 10 émotions basiques : colère, peur, tristesse, injustice, humiliation, trahison, impuissance, abandon, culpabilité, rejet) avec la colère, la joie/excitation et la tristesse. La peur, comme toutes les émotions, a un rôle fondamental, celui de nous aider à survivre. Elle est en effet une réaction physiologique de notre organisme face au danger ou face à une situation ressentie comme telle. Les conséquences de la peur sont le combat ou la fuite, ou ce qu’on nomme la « réponse combat-fuite » (concept décrit par le physiologiste américain Walter Bradford Cannon en 1929) et elle peut aussi engendrer l’inhibition. D’ailleurs, le terme « Peur » vient du latin « pavor » qui signifie mot pour mot «émotion qui saisit (donc il y a bien l’idée de la surprise) ; crainte, épouvante, effroi».

Du point de vue biologique, la peur est un instinct de survie, qui a permis à nos ancêtres préhistoriques, et qui permet aux animaux, d'éviter des situations dangereuses pour eux-mêmes ou pour leur progéniture. Le principal objet de la peur est typiquement la présence d'un prédateur. Cette notion d’instinct de survie est essentielle. La question (pour notre être) est bien : suis-je en danger de mort ? Vais-je perdre la vie ?

Mais aujourd’hui, dans notre monde moderne, la question du prédateur qui cherche à nous dévorer n’existe plus en tant que telle. Pourtant l'esprit humain a transposé cette émotion vers des objets, des situations ou des personnes qui sont assimilées comme dangereuses pour toute ou une partie de la vie. Certaines mettent en effet la survie en jeu ; mais d’autres par contre sont liées à des ressentis particuliers sans que la vie soit réellement en danger. Ces dernières sont ce qu’on appelle des phobies, de l’anxiété ou de l’angoisse. Nous ne traiterons pas cela ici. Car ce n’est pas le sujet. La peur doit bien être distinguée des phobies, de l’anxiété ou de l’angoisse. Puisque la peur est générée par des comportements spécifiques d'évitement, de fuite ou de combat, tandis que le groupe phobie-anxiété-angoisse sont des comportements, des mécanismes de défense qui trouvent racines dans des traumatismes de vie conscients ou inconscients, personnels ou familiaux. Je vous renvoie vers l’épisode 7 du podcast J'Peux Pas J'ai Lune « comment dépasser les blocages inconscients ? » où je parle notamment d’épigénétique et l’épisode 9 « l’EMDR pour assimiler ses souffrances » où j’évoque l’importance de prendre conscience et d’accompagner ses deux hémisphères cérébraux à digérer les émotions des évènements vécus.

Du point de vue neurologique, la peur est essentiellement une activation de l'amygdale au sein du système limbique (où devrais-je dire les amygdales, puisque nous en avons bien une dans chaque lobe temporal) qui induit un sentiment de danger imminent ; s’ensuit ensuite une réaction en chaine, neurologique, biologique et chimique, avec l’inhibition de la pensée, la sécrétion d’adrénaline, la concentration de l’oxygène dans les muscles des jambes et bras, l’accélération du rythme cardiaque et respiratoire, le relâchement des sphincters (le fameux pipi de la peur), l’hyperactivité des glandes sudoripares… et tout ce qui va permettre à l'individu de fuir ou de se défendre.

Nous voyons bien là que la peur est une émotion qui permet à la vie d’être protégée. Encore une fois cela est important. La peur est une émotion qui permet la protection de la vie. Donc à l’opposé, la peur n’est pas une émotion qui met en danger la vie, qui met en danger le bon fonctionnement de vos organes vitaux et de votre cerveau, surtout si elle devient chronique. Vous allez comprendre dans l'article Les Études Scientifiques sur la Peur pourquoi je fais bien cette distinction.

Fanny pour ACE Formation

www.fannyfroc.com

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