Podcast J’peux pas J’ai lune – Episode 2

par | Juin 23, 2021 | En Corps, Gyn'écologie Holistique, Périnatalité, Podcast JPJL | 0 commentaires

A quoi sert le yoga périnatal

✩ durée 22 minutes ✩

Je suis super HEUREUSE de me dévoiler dans ce 2ème épisode du Podcast intitulé  » J’peux pas, j’ai Lune  » !!

Je te raconte dans cet épisode mon choix d’AAD…

Belle écoute !

Hello, ma soeurcière bien aimée ! Je suis ravie de te retrouver dans ce 2ème épisode du podcast j’peux pas, j’ai lune !

Aujourd’hui j’ai envie de te témoigner un moment fort de ma vie. Car nous sommes en juin, et en ce mois, mon fils fête son moitiéniversaire ! Ce qu’on nomme aussi « le point de vie », en numérologie. C’est-à-dire cette date 6 mois pile-poile avant et après ta date anniversaire. Mon fils étant né au moment des fêtes de noël, il n’est pas évident de rassembler les copains pour fêter son anniversaire. J’ai donc décidé à sa naissance, qu’on fêterait chaque année, son anniversaire, en famille, et son moitiéniversaire, avec les amis ! Mon fils fêtera donc ses 6.5 ans demain ; et on est en plein dans les préparatifs !

En plus, ça tombe à pic, car j’ai toujours adoré le mois de juin, puisqu’il est ce mois charnière où l’énergie de l’année change. Les 6 mois précédents ont servi, à poser les fondements de l’année en cours, à imaginer et planter des projets. A partir du mois 6, donc juin, nous voyons les projets fleurir, mûrir et nous commençons à récolter les fruits.

Juin c’est aussi le mois de l’acmé du Yang, selon la philosophie taoiste ; du sommet de l’énergie Feu, d’après les fêtes celtes ; celle où l’été et la chaleur bat son plein. En ce mois-là, nous avons les jours les plus longs. Bref, ça rayonne, ça chauffe et j’adore ça !

Enfin, juin est le mois 6, et le chiffre 6 correspond est symbole de beauté et d’harmonie. C’est le chiffre de l’amour, de la famille et du don de soi. C’est aussi un chiffre qui vibre la perfection incarnée (même si en soit, elle n’existe pas, n’est-ce pas !!) Mais disons que 6 est le chiffre qui tend vers la perfection matérialisée. Six représente aussi l’étoile à 6 branches de la religion hébraïque. Celle qui unit parfaitement le triangle matériel et le triangle spirituel.

En tout cas, voilà, pour toutes ses raisons j’ai choisi de te parler dans ce 2ème épisode du podcast JPJL de ce choix radicalement conscient et bienveillant, pour mon corps et mon fils, d’enfanter à mon domicile, il y a donc 6,5 ans.

Tout a démarré au printemps 2014 ! Une petite âme a choisi de s’incarner dans mon utérus. Quelle joie ! Quelle énergie de vie ! Comme beaucoup de femmes, j’ai vécu les  3 premiers mois avec des nausées, et quelques dégouts alimentaires ! J’étais fatiguée tout le temps. Et de mon côté j’avais envie de vivre cette implantation et croissance de l’embryon dans le plus grand secret et la plus grande intimité de mon couple. Et j’ai aussi débuté assez vite mon accompagnement avec une sage-femme.

4ème  mois, le 2ème trimestre, c’est le basculement !! Je retrouve mon énergie ! Ma pêche ! Je n’ai jamais été autant en bonne santé et avec autant d’énergie et de joie (en tout cas, pas autant, et pas aussi longtemps !!) Je me sentais belle et invincible du matin, jusqu’au soir ! Ah les hormones !! C’est aussi au court du 2ème trimestre que j’ai réalisé ma responsabilité par rapport à mon corps et la vie de mon bébé. C’est à ce moment, je pense que j’ai commencé à véritablement incarner mon rôle de mère, ce rôle d’adulte mature qui considère que la vie est précieuse et qui est rempli de gratitude de tenir le rôle de la garante d’une vie humaine en développement. C’est à ce moment-là aussi que j’ai replongé dans mes écrits sur la physiologie de la grossesse, alors pas mes cours d’étudiante infirmière, non ! Mais les notes que j’avais accumulé sur l’anatomie-physiologie et tout ce qu’il se passe naturellement dans un enfantement de mammifère humaine. J’ai aussi croisé ces informations avec les neuro-sciences et les savoirs sur les hormones. J’ai aussi lu 3 bouquins ! Et pas un de plus ! Ces 3 livres c’était : « Le mystère des mères » de Catherine Bergeret-Amselek, « Une naissance – un voyage » de Muriel Bonnet Del Valle et « le bébé est un mammifère » de Michel Odent.

Avec ces 3 livres et mes notes, j’avais tout ce qu’il me fallait pour réaliser que :

  • Depuis que l’humanité existe, les femmes enfantent les bébés
  • Que tout dans le corps de la femme est fait pour que le bébé et le placenta sortent correctement par le vagin/la vulve et ce à travers le bassin
  • Que tout ça est possible si les conditions de sécurité reptilienne sont assurées !

C’est avec sa dernière prise de conscience que j’ai beaucoup rigolé ! J’ai travaillé à l’hôpital, je sais comment ça se passe du côté de la blouse. Alors pour moi c’est devenu, à ce moment, une évidence : je n’allais pas enfanter à la maternité, j’allais enfanter à mon domicile, avec le père, ma sage femme et mon chat, au calme dans ma maison de campagne.

Avant de continuer, je tiens à préciser une chose, il s’agit ici bien de mon expérience, et uniquement de mon expérience. Je choisis de te la conter pour t’inspirer et te permettre de réaliser les actions dans ta vie qui sont bonnes pour toi. Tu souveraine (souve-Reine) dans ta vie.

Je pense que les témoignages de femmes sont importants. Les expériences contées des mères sont essentielles. Notre tradition orale passe à présent par les podcasts, et c’est très bien. Je poursuis donc ici ce que mes ancêtres faisaient.

C’est donc au court du 4ème mois de grossesse que mon projet d’AAD a émergé et s’est ancré dans chacune de mes cellules. Je me sentais tellement alignée avec ce choix, tellement heureuse d’avoir eu cette idée. Car quelques mois auparavant, je ne savais même pas que c’était possible. Ici  je me dois de remercier tout particulièrement le témoignage de Caroline Croixmarie, femme-mère et naturopathe au sud-est de l’ille et vilaine et le récit de naissance du  2ème bébé de mon amie Stéphanie Guilloteau femme-mère et agricultrice en lait bio.

Le simple fait d’avoir eu cette pensée « je peux enfanter chez moi », m’a transformé ! Je suis devenue encore plus ancrée et je savais que je ne devais rien attendre des « accompagnants en périnatalité », et qu’il y a des choses que les autres ne peuvent faire à votre place, comme par exemple dormir, manger et enfanter ton bébé ! J’ai réalisé l’intensité de cette action : JE VAIS ENFANTER MON BEBE ET MOI SEULE PEUT LE FAIRE ! Waouh ! Quelle bombe !

J’ai commencé à en parler avec mon médecin, c’est un professionnel holistique donc je pouvais lui en parler. Il m’a indiqué le nom d’une sage-femme, puis une amie m’a donné un deuxième nom. Avec le père, nous avons rencontré les deux sages-femmes ; et la question essentielle était : avec laquelle j’ai envie d’enfanter ?, avec laquelle je me sens en confiance ?, avec laquelle je me sens en sécurité ?, avec laquelle je ressens l’ancrage ? J’ai choisi la deuxième. Je la sentais forte, solide, prête à remonter ses manches pour moi. Bref, je la sentais guerrière à mes côtés et j’avais besoin de cela, pour pouvoir incarner, moi aussi, cette guerrière qui donne naissance à son bébé.

Mais alors, pourquoi cette évidence vitale d’enfanter chez moi ? De m’y sentir en sécurité ? Cela peut paraitre décalé ! Surtout que certains proches disaient que c’était risquer et que je pouvais mourir ! Ah… L’inconscient collectif et la mort en couche. Oui, ça existe toujours, mais non ça ne devrait plus faire peur car on est aujourd’hui capable de les expliquer et surtout de les prévenir !

Voici quelques chiffres pour bien comprendre : la France compte 800 000 naissances environ/an, ce qui la place championne des grossesses en Europe. Cependant, chaque année en France, c’est entre 50 à 100 femmes qui meurent de leur grossesse ou des suites de leur accouchement/an (selon les chiffres de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS). On est en 2021… La médecine de pointe existe, et des femmes meurent encore en donnant la vie… Cela fait un taux de mortalité maternelle de 9,6 pour 100 000 naissances, un chiffre beaucoup trop élevé. Surtout quand on sait que 1 décés/2 pourrait être évité… Car tiens-toi bien, la cause la plus fréquente de décès est l’hémorragie, au moment de la délivrance du placenta. Et pourquoi il y a une hémorragie une fois que le placenta est sorti ? Car la femme n’est pas dans un environnement sécurisé qui lui permet de sécréter les bonnes hormones pour favoriser la cicatrisation de l’artère utérine qui était reliée au placenta. A la place, elle sécrète l’hormone du stress, bien connue sous le nom d’adrénaline, qui justement empêche la cicatrisation ! Contrairement à l’ocytocine… Alors tu liras sur le web que les morts par hémorragie post-délivrance sont dues à un manque d’effectif dans les services et que les soins adéquates non pu être donnés… Pardon !!! Aujourd’hui, des femmes meurent en donnant naissance à cause du manque de personnel. Déjà là, rien que dans cette phrase, il y a un problème ! On ne meurt pas à cause du nombre de personne dans un lieu. On meurt, parce qu’à un moment l’équilibre homéostasique de ton corps n’est plus là ; parce que ton corps n’arrive plus à assumer ses fonctions vitales…

Voilà, alors maintenant que tu as entendu, ou ré-entendu cela, merci toi aussi de participer à la transmission orale et à l’évolution des consciences et à la fin des croyances qui font mourir…

Revenons en 2014 et à mon choix radicalement vital pour moi et mon bébé ! En choisissant l’AAD, je savais que je pouvais mettre en place toutes les conditions optimales pour laisser la physiologie de l’enfantement se faire. Cela comporte simplement être dans un espace connu, avec les objets que tu aimes, une pièce où il fait chaud et où tu peux tamiser la lumière. Chez toi, il faut t’assurer que personne ne va entrer en te surprenant, donc le ou la partenaire pensera à fermer la porte à clé et à couper tous les téléphones ! Il et important que tes 5 sens se sentent bien. Pourquoi ? Pour favoriser la sécrétion de l’ocytocine et des endorphines, car ce sont grâce à ses hormones que la magie de la naissance opère. L’adrénaline, elle, arrivera au bon moment, pour la délivrance de bébé et du placenta, en association avec le réflexe d’éjection fœtal. Ensuite ocytocine et endorphines reviendront tranquillement. Une chose essentielle que j’ai bien ancré en moi avec ce choix d’AAD, c’est que le couple endorphines-ocytocine VS l’adrénaline sont antagonistes, c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas être sécrétées ensemble !! Et quand on comprend que l’adrénaline coupe net les processus d’enfantement, comme l’arrêt total des contractions utérines, on comprend pourquoi cette hormone n’est pas notre copine, sauf pour la sortie de bébé ! Avant et après on n’en veut pas. Bon sauf si tu as choisi de donner naissance dans la forêt et qu’une bête féroce et affamée tourne autour de toi, là tu en as besoin pour prendre tes jambes à ton cou et te sauver.

Quand j’ai réalisé à l’été 2014, que tout dans un hôpital favorisait la sécrétion de l’adrénaline, ne serait-ce que de faire le trajet, répondre aux questions du personnel à l’accueil, avant de pouvoir s’installer dans un pseudo-calme dans une chambre ou une salle d’accouchement, sans pouvoir avoir la garantie que personne ne entre d’un coup d’un seul, alors que tu te trouves les jambes écartées, les fesses à moitié à l’air, en train de gémir, et que la lumière est pire que dans une grande surface… Non vraiment pour moi, l’AAD était et est un choix sécuritaire. Mais à une seule condition : que tu te sentes bien chez toi et que ton ou ta partenaire est aussi porteur de ce projet. Si ces deux conditions de base ne sont pas réunies la maternité, le plateau technique ou mieux la maison de naissance sera plus judicieuse et adapté pour toi, ton bébé et ton couple.

Six ans et demi après je suis tellement fière d’avoir pu accueillir mon fils à la maison. Par contre, si c’était à refaire, je mettrais mon attention sur l’accompagnement du père, car en étant à domicile il a été relativement absent et accaparé par son téléphone portable. Je crois clairement que les pères ne sont pas suffisamment préparés. D’où ma création par la suite d’ateliers pour les futurs parents, dans lesquels, entre autre, les pères reçoivent des informations sur les postures à adopter selon les besoins de la mère. Ateliers qui reviendront bientôt en ligne. Si tu es intéressé.e, inscris toi à ma NL. Et deuxièmement, j’éviterais les visites des familles dans la journée même ! Car beaucoup trop épuisant et troublant quand l’enfantement s’est passé à domicile. Je sentais le besoin de garder encore intime mon chez-moi. En résumé, si c’était à refaire, je prendrais une doula !! Et là, je salue le travail extraordinaire de mes doulamies @mammigportage @doulaenbreizh @gwennlecozenergeticienne @bigmama_nurse_doula @lauracouepeldoula

Pour terminer, je vais simplement te citer 3 moments forts de mon AAD. Le 1er, c’est quand les vraies bonnes et fortes contractions ont commencé. J’étais seule à la maison. Je savais que c’était ça, que l’enfantement débuté. Je fais tout ce que j’avais expérimenté en cours de Yoga Grossesse : le chat vague, le cheval, la décharge avec le foulard. A ce moment, j’avais comme l’impression de démarrer une épreuve. Go, c’était partie, pas de marche arrière possible.

Le 2ème moment, c’était dans ma baignoire, mon bébé était bien bas, il poussait contre mon coccyx, j’avais mal et entre deux respirations je disais à ma sage-femme « ah le con il me fait mal au cul » !! Qu’est-ce que je l’ai répété dans mes cours de Yoga Grossesse. A ce moment, ma sage-femme mettait sa main et pressé fort sur mon sacrum. Quel soulagement cette contre-pression.

Et le 3ème moment, c’est quand ma sage-femme a fait mes 3 points de suture suite à une petite épisio et que là, elle me dit « regarde ton bébé, respire avec lui, aimes-le fort ». C’est ce que j’ai fait, et waouh ! Quelle force ça m’a donné pour réussir à dépasser la douleur des points de suture.

Je pourrais t’en raconter d’autres, comme ces moments où j’étais dans une douce transe à expirer loin, loin, loin chaque contraction. J’ai adoré les contractions !! Ou encore ce moment, où Catherine ma sage-femme me dit « ton bébé est là, tu ne le voit pas ? » et moi de lui répondre « non j’ai pas mes lunettes !! », et qu’elle prend ma main pour me la poser sur le crâne de mon bébé, bien sorti, au bord de ma vulve. Ça m’a donné une force incroyable !

Je pourrais continuer, mais je vais m’arrêter là.

Si tu es déjà maman, prends quelques minutes pour toi et savourer ses magnifiques épreuves que tu as traversé, tu es forte Mama.

Si tu es bientôt maman, je ne peux que t’inviter dans notre communauté et sur mon programme en ligne de Yoga et Savoirs pour une maternité qui te ressemble.

Si tu n’es pas encore maman, prends le temps de célébrer ta mère, tes grand-mères et toutes les mères de ce monde, sans qui toi, moi, tes proches qui te sont chers, ne serions pas là.

Prends soin de toi belle soeurcière. Et à dans 15 jours !

↓↓ PS : Et toi, tu me témoigne ton choix pour ton/tes enfantement.s ↓↓ (hâte de te lire)

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