Podcast J’peux pas j’ai lune – Episode 3

par | Juil 9, 2021 | En Corps, Podcast JPJL | 0 commentaires

A quoi sert le yoga périnatal

✩ durée 27 minutes ✩

Je suis super HEUREUSE de te transmettre ce concept du Triangle de Karpman, dans ce 3ème épisode du Podcast intitulé  » J’peux pas, j’ai Lune  » !!

Je te raconte dans cet épisode une clé de compréhension pour plus de justesse dans tes relations…

Belle écoute !

Hello, ma soeurcière bien aimée ! Je suis ravie de te retrouver dans ce 3ème épisode du podcast j’peux pas, j’ai lune !

Aujourd’hui j’ai très envie de te parler d’un concept nommé le « triangle de Karpman », ou encore appelé le « triangle dramatique », qui met en lumière les jeux relationnels entre deux individus.

Mais avant d’aller plus loin, je te resitue mon pourquoi.

Je suis l’ainée d’une famille de 3 filles, et l’ainée tout court dans la famille ! Nous avons été élevées de façon classique avec des parents qui n’ont jamais fait de chemin vers leur connaissance d’eux-même et une vision, disons, ordinaire de ce à quoi peut ressembler une vie de famille bien menée ; à savoir, qu’une famille heureuse doit systématiquement comporter : la maison, le chat, les 3 enfants, les vacances en camping, le Noël avec les grands-parents, des bonnes notes à l’école, des enfants polis et une fratrie qui ne fait pas de vague… Bon ça ressemble clairement à un catalogue ou à la p’tite maison dans la prairie, mais dans la vraie vie de terriens, c’est pas tout à fait comme ça, n’est-ce pas ! En tout cas, vu de mes presque 36 balais, mon œil de femme, de mère et de sœur, je trouve que la vie de famille ne ressemble pas à un conte de fées (et c’est très bien comme ça !) mais plutôt à des histoires d’individus en relation les uns avec les autres, en relation avec soi-même, et en exploration vers ce qui leurs semble être le bonheur, le bien-être, la réussite, le plaisir, l’épanouissement, le tout mêlé de différences d’âges, de projections, d’envies et de désaccords !

Bref, la famille est un formidable théâtre vivant où les protagonistes jouent le rôle de leur vie dans lesquels construction et déconstruction sont sans cesse à l’œuvre.

Au sein de ma famille, j’ai pu expérimenter le fameux triangle de Karpman… Le scénario dramatique des relations humaines ! Bouh !

Mais ne nous étendons pas trop, car LA FAMILLE n’est pas notre sujet du jour !

Faisons ensemble, maintenant, un bon dans l’espace, quittons la famille pour arriver dans un cabinet thérapeutique, où la connaissance de soi est le maitre-mot. En 2012, j’ai débuté mes premières consultations en Shiatsu, après 5 ans d’exercice en soins infirmiers. Dans cet espace d’intimité psychique et relationnelle, j’ai pu écouter de nombreuses confidences, entre autre, je te le mets dans le mille, sur les rapports à l’autre ! J’ai entendu, des femmes et des hommes me parler de leurs parents, de leurs frères et sœurs et surtout de la communication qu’ils avaient entre eux.

C’est toujours très riche d’écouter mes clients, et de voir que le motif primaire de consultation n’a souvent rien à voir avec la famille ou les relations humaines, mais que le sujet était systématiquement abordé à un moment dans le processus thérapeutique. C’est en effet, dans  99% des témoignages, qu’un inconfort, voir un malaise est mis en évidence, dans l’enfance et les relations entre membres de la famille, puis plus tard à l’école et ensuite parfois jusque dans le travail.

J’ai, alors, enseigné, et j’enseigne toujours d’ailleurs, à mes clients le concept du triangle de Karpman, afin de leur permettre d’accéder à une clé de compréhension et surtout de se sortir des échanges et comportements relationnels répétitifs destructeurs.

Le triangle de Karpman est une figure d’analyse transactionnelle proposée, depuis 1968, par le psychologue américain Stephen Karpman. Concept qui a un peu plus d’une cinquantaine d’année. Ce triangle dramatique est à la source des jeux psychologiques de manipulation dans la communication entre personnes. Jeu et manipulation à 90% inconsciente. Et c’est bien là le problème. Je te propose donc de renverser la balance et d’amener à la conscience ce scénario pervers.

Mais de quoi s’agit-il concrètement ?

Le triangle de Karpman met en évidence des rôles tenus par deux protagonistes. Ces rôles sont au nombre de trois : à savoir, la victime, le bourreau et le sauveur. Les deux protagonistes sont des personnes de la vie de tous les jours, toi, ta mère, ton voisin, ta copine, ton frère, etc… Les trois rôles, victime, bourreau, sauveur sont des comportements, des attitudes, des phrases, des postures adoptés par les deux protagonistes, et ce, à tour de rôle. Nos deux personnes, tiennent forcément à un moment, dans la relation, chacun des trois rôles ! C’est obligatoire ! Il n’est pas possible d’occuper seulement un ou deux rôles. Contrairement à ce qu’on pourrait penser !

Par contre, les trois rôles ne sont pas forcément occupés de façon égale, de la même durée, au sein d’une relation duale. Par exemple, une mère et sa fille auront peut-être établit une relation basée sur une mère-sauveuse et une fille-victime, comme porte d’entrée, puis le binôme échange les rôles : la mère devient bourreau, et la fille sauveuse, puis la mère-victime et la fille boureau. Comme l’entrée dans la relation se fait très souvent par les mêmes rôles, cela peut donner l’impression que les rôles sont figés. Mais ce n’est pas le cas. J’insiste là-dessus. Le triangle dramatique est dynamique, c’est-à-dire qu’il est mouvant, on passe d’un rôle à l’autre, et ce sans ordre logique.

Donc répétons les deux éléments importants que nous venons de voir :

1/ L’existence d’une mécanique relationnelle mise en lumière sous le nom de triangle de Karpman

2/ Avoir conscience que les protagonistes passent systématiquement, à tour de rôle, par les trois rôles.

Bien que nous aspirons à vivre des liens sains et agréables avec les autres ; rares sont, au quotidien, les relations qui nous procure plaisir, confiance et authenticité. Chaque jour, les relations superficielles sont très souvent à l’œuvre, ce qui fait que nous jouons sans cesse un rôle masqué, selon les circonstances et les interlocuteurs, au lieu d’être dans une relation vraie et sincère avec soi, ses pensées, ses émotions et l’autre. Le triangle de Karpman explique parfaitement ces états relationnels que nous mettons en place lors de nos interactions avec les autres.

Note bien là que ce concept fait partie de notre quotidien… et n’est pas réservé qu’aux relations toxiques ou violentes. Malheureusement, il ne devrait pas exister car il est le terreau de la manipulation et d’un mal-être intérieur, un peu comme un doux poison, qui se diffuse, pernicieusement, jusqu’à toucher tout le monde…

Et même pour aller plus loin, je pense que notre société est basée sur ce triangle dramatique et infantilisant. Si nous prenons, par exemple, une structure telle que l’hôpital, on peut observer que le triangle de Karpman est facilement à l’œuvre : les soignants sauveurs infantilisent les patients victimes (et ça je sais bien de quoi il en retourne), et à un moment, il y a forcément un bourreau dans l’histoire : le soignant trop autoritaire, le patient pas suffisamment consentant. Bien évidemment, ceci n’est pas une généralité, mais bien une proposition pour observer ce qui pourrait être à l’œuvre, toujours dans l’idée de s’améliorer et prévenir la manipulation, la souffrance, les relations humaines délétères. Je te laisse poursuivre l’exercice avec d’autres structures comme l’école, le système politique, les grandes entreprises, la famille, etc…

Pour terminer cette ouverture sur la possibilité d’une société basée sur le triangle de Karpman dans les relations humaines, je te propose un parallèle avec le patriarcat, ou autrement dit tous les systèmes d’autorité pyramidale. Voilà, juste je pose ça là : en quoi le concept du triangle de Karpman permet de mettre en lumière des systèmes d’autorité/soumission et une auto-alimentation perverse ? Là-dedans, où est-ce que je me situe ?

Maintenant, revenons à nous, reviens à toi. Je t’invite à utiliser le triangle Karpman comme un outil d’observation afin d’analyser ta relation à l’autre. Et ce SANS JUGEMENT. L’idée est de revisiter tes interactions humaines à la lumière du concept de Karpman. J’insiste bien : SANS JUGEMENT, à commencer par ton propre jugement de toi-même, car en effet, comme je l’ai dis plus haut, je pars ici du constat que notre société est imparfaite (sic !) et les relations entre êtres humains, sont loin d’être parfaites elles-aussi (re-sic !) Dans ce contexte, nous ne le sommes pas non plus, donc nous participons forcément à un moment dans notre vie à la mise en mouvement de ce triangle infernal.

Je t’offre ici, avec joie et douceur, une pratique pour bien comprendre du dedans et se transformer, et donc transformer notre monde.

Commençons simplement : tu es installée confortablement, tu vas inspirer naturellement, soupirer profondément, tu peux fermer les yeux ou simplement les baisser vers le sol. Ton regard se tourne vers l’intérieur. Tu prends conscience de tes points d’appuis du corps (pieds, cuisses, ischions, dos) en contact avec le sol ou le support sur lequel tu es (chaise, fauteuil…) Sur les prochaines expirations, tu te déposes un peu plus dans tes points d’appuis ; fais-leur confiance, ils sont confortables, ils sont là pour te soutenir.

Puis tranquillement tu déplaces ton écoute intérieure sur les mouvements corporels de ton souffle. Inspire dans ton ventre, dans ton bassin. Jusque dans le haut de ta cage thoracique. Puis expire, laisse l’air sortir de tes poumons et laisse ton corps se relâcher, pour venir s’ancrer encore plus dans tes points d’appuis. Garde le focus sur ton souffle : inspire > bas ventre > côtes > clavicules ; expire > mâchoires > épaules > bas du dos.

Je t’invite à imaginer un grand écran mental, comme un écran géant de cinéma, sur cet écran, est projeter l’image d’un triangle, où à chacun des sommets est inscrit « bourreau », « victime », « sauveur ». Au centre de ce triangle, tu vas t’imaginer avec une autre personne. La première personne à laquelle tu penses. Ne réfléchis pas. Laisse venir spontanément l’image d’une personne de ton entourage. Puis repenses à une situation, à une discussion que vous avez eu ensemble, comme ça, là spontanément, et qui était inconfortable, peu aisée ou peu simple. A présent, place les 2 protagonistes dans le triangle, en fonction de tes ressentis dans le souvenir de cette situation. Et laisse se dérouler le flash-back, tout en déplaçant les 2 personnages sur le triangle de Karpman, en fonction de tes ressentis, des phrases prononcées et des comportements joués. Tu es toujours connectée à ton souffle et ancrée dans tes points d’appuis. Tes pensées n’interviennent pas. Tu laisses spontanément les images défilées sur l’écran mental et toi tu observes, telle une spectatrice devant un film. Tout en étant à l’écoute de tes sensations corporelles. Inspire et expire, et observe ce qu’il se passe peut-être en toi à l’instant. Le voile de la conscience se lève, tu réalises ta posture dans cette relation, et peut-être d’autres. Tu t’accueilles tel que tu es car tu n’es pas coupable de cela, tu as seulement ta part de responsabilité, au même titre que l’autre personne. Tu prends conscience de ce jeu de rôle, et tu prends conscience que tu peux sortir du rôle, et ainsi rendre obsolète ce triangle dramatique. Rendre obsolète ce triangle de Karpman.

Laisse se dessiner sur tes lèvres un léger sourire, et pardonne-toi d’avoir occupée ces rôles. Tu sais à présent que cette pièce dramatique peut se jouer et tu décides à partir de maintenant de ne plus la jouer, car elle ne te convient plus. Au fond de toi, tu aspires à un autre niveau de relations.

Porte ton attention dans ton cœur, et respire dans ton cœur. Inspire dans ton cœur, et laisse le s’expandre ; expire dans ton cœur et laisse-le se détendre dans ta cage thoracique. Installée dans ton cœur, pardonne-toi, accueille tes imperfections et promets-toi, d’abord pour toi, d’être à l’écoute de tes sensations et de tes émotions. Continue à respirer dans ton cœur, et ressens qu’à partir de lui, ça rayonne, vers les personnes qui t’entourent et que tu aimes. Sens comme à partir de ton cœur tu peux comprendre que l’autre n’est pas parfait non plus, que tu ne peux pas le changer ; et que là, à partir de ton cœur tu sais si cette relation est bonne pour toi. Tu es souveraine dans tes choix de nourrir des liens ou de couper des liens. Plus tu respires dans ton cœur, plus tu gagnes en confiance. Respire encore trois fois, puis reviens dans la conscience de ton corps dans sa globalité, du sommet du crâne, aux pieds, de la face avant et de la face arrière.

Tu as toujours un léger sourire sur tes lèvres, tu peux te remercier pour ce temps d’introspection et de transformation.

Viens prendre une profonde inspire, et soupire. Bouge tes doigts, tes épaules, tes pieds, tes jambes. Etire-toi, baille, et ouvre les yeux quand c’est bon pour toi.

Bienvenue dans ta nouvelle réalité. Laisse diffuser.

Tu peux refaire cette pratique introspective dans la semaine. Puis avec l’habitude, le faire en direct live lors d’une relation désagréable afin de sortir de ce triangle. Tu verras, c’est puissant, on ressort toujours fière de soi. Tu peux en parler autour de toi, dans ton couple, dans ta famille, avec tes amies.

Bienvenue dans une nouvelle réalité relationnelle remplie d’authenticité et d’Amour.

Merci pour ta lecture chère soeurcière. On se retrouve dans 15 jours ! D’ici là, prends soin de toi.

↓↓ PS : Et toi, tu me témoigne tes prises de conscience, tes expériences relationnelles ↓↓ (hâte de te lire)

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